Peur qu’on minimise les faits ou peur des représailles ? C’est bien cette peur-là. J’ai peur de perdre mon travail, peur d’être pointée du doigt, de devenir « celle qui a dénoncé ». Il faut prendre en compte que c’est un secteur où il y a une grande hiérarchisation et où travaillent des personnes très prestigieuses, ce qui fait qu’il n’est pas facile pour les victimes de porter plainte. Ce qui est certain, c’est qu’il est difficile de croire que dans un univers comme celui du cinéma, qui est censé être une fabrique de rêves, ce soit en réalité un véritable cauchemar pour les femmes derrière la caméra.